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Les arrêts incontournables à connaître

Une vingtaine de décisions par matière suffisent à couvrir l'essentiel des copies. Les connaître vraiment, c'est-à-dire savoir quand les invoquer, vaut mieux que d'en citer cinquante de mémoire.

Organisation · Rédigé par Aimé Cauver, Corpus · Mis à jour en août 2026

Un arrêt ne se retient pas pour lui-même. Il se retient attaché à la règle qu'il pose et au cas pratique type où il s'invoque. Un arrêt mémorisé sans son emploi est une ligne perdue dans une copie.

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Comment les mémoriser

Trois colonnes, pas plus : la date et la formation, la règle posée en une phrase, et le type de cas pratique où l'arrêt s'invoque. Si vous ne savez pas remplir la troisième colonne, l'arrêt ne vous servira pas en copie.

La forme de la citation

Juridiction, formation, date, et nom usuel s'il existe. « Cass. civ. 1re, 3 mai 2000, Baldus » vaut mieux que « l'arrêt Baldus ». Pour le Conseil d'État : « CE, ass., 22 février 2007, APREI ».

Précisez toujours la formation. Une décision d'assemblée plénière ou d'assemblée du contentieux n'a pas la même portée qu'un arrêt de chambre, et le correcteur attend que vous en teniez compte.

L'erreur la plus coûteuse

Citer pour montrer qu'on sait. Un arrêt sans lien avec la question traitée est neutre au mieux, pénalisant au pire, parce qu'il signale que le raisonnement n'est pas maîtrisé.

La règle inverse est un bon repère : chaque affirmation importante de votre copie mérite un fondement, textuel ou jurisprudentiel. Trois arrêts bien exploités valent mieux que douze cités en vrac.

Adapter la liste

Cette sélection est générale. Le programme varie selon les universités et les enseignants : croisez-la avec vos fiches de travaux dirigés, qui indiquent précisément les décisions retenues par votre chargé de TD, et avec les annales, qui révèlent celles qui reviennent.

Questions fréquentes

Combien d'arrêts faut-il connaître ?

Une vingtaine par matière, vraiment sus : date, formation, apport et cas d'emploi. Au-delà, le rendement décroît vite.

Faut-il retenir les faits ?

Pour les grands arrêts, sommairement, car les faits éclairent la portée. Pour les autres, l'apport suffit.

Que faire si on oublie une date en épreuve ?

Citez la juridiction et l'apport sans inventer de date. Une date fausse coûte plus cher qu'une date absente.

Aller plus loin

Construire son jeu de fiches d'arrêts

Un tuteur adapte cette sélection à votre programme et à votre université, puis vous fait travailler dessus jusqu'aux partiels.

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